HISTOIRE GAY : LES GARCONS

Blog consacré au roman feuilleton Les Garçons et quelques autres oeuvres...

24 mars 2007

Le Malentendu : prochainement

La semaine prochaine, découvrez ici-même un extrait du Malentendu et si vous êtes sage, deux extraits :). Dans cette préquelle de Les Garçons, vous découvrirez quel est l'autre lourd secret de Sylvain.

Le Malentendu : 10 ans avant que Xavier et Dimitri ne se rencontrent, Sylvain rencontre Mikael, avec qui il vit le grand amour jusqu'au jour où...

Sortie Les Garçons- première partie, début avril.

Ps : en version papier, Le Malentendu fait une trentaine de pages, ce n'est donc pas qu'un simple ajout, un épisode 0 mais une histoire à part entière.

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19 mars 2007

Les garçons : la couverture

lesgarcons

Voici donc un aperçu (non contractuel) de la couverture de la version papier. Découvrez prochainement, ici, un extrait du Malentendu, la préquelle bonus disponible uniquement dans cette édition.

Sortie : Début Avril. Date précisée ultérieurement.

[L'auteur est désolé pour le retard, Mea Culpa. Je souhaite que tout soit le mieux possible pour cette auto-édition.]

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15 mars 2007

Les Garçons en livre - Second extrait

EXTRAIT DU CHAPITRE NEUF : "la première fois"

Dimitri, assis à même le sol, l'air désemparé, commença à ranger ses affaires avec application, quand Xavier s'approcha de lui, le toucha. Il sentit la main de son aîné se faufiler sous son pull, une main chaude et douce lui parcourant le dos puis le ventre, remontant lentement, tendrement, sur son petit torse.  Pour la première fois, en se mettant debout, il sentit le sexe de celui qui l'aimait, tout raide, se développant contre ses fesses, au milieu de ses deux fesses, comme un appel. Il était troublé, désarmé, charmé par cette sensation de bien-être qui l’envahissait, à être caressé ainsi par l’homme qu’il aimait et qui l’aimait. Ses deux bras tombaient le long de son corps, vaste abandon, tandis que les mains de Xavier, elles, remontaient le long de son dos, afin de le déshabiller, découvrant ainsi une peau blanche, un dos parfaitement vertical et rectiligne, parcouru de frissons. Ses mains chaudes toujours et encore se promenaient le long de son corps imberbe, le possédant par la magie de son toucher. Tout fébrile, il se sentait fléchir sous ses caresses intenables, qu’il ne rendait que timidement à Xavier.

Qu’il était bon de se sentir ainsi impuissant devant lui! De se laisser aller à cet immense abandon! Quelle délicieuse sensation! Dimitri ne bougeait plus, regardait dans le vide, droit devant, ressentant encore et encore la chaleur des caresses que lui prodiguait Xavier. Sa verge commençait à durcir, elle aussi, avec, pour la première fois, un sentiment d'excitation plutôt vague et déroutant : mais il avait confiance en Xavier et cette érection ne le préoccupa plus à mesure qu’il le dévorait de caresses lentes et amoureuses.

Son sexe, il durcissait ainsi, parfois, le soir, mais jamais il ne s’en était préoccupé. Sans pour autant être insouciant, complètement niais, il se demandait pourquoi cela se produisait et ce qu'il pourrait faire de son pénis, ce à quoi cette chose était véritablement destinée. Pourtant, il connaissait les usages de la chose pour avoir vu des dessins, entendus de vagues rumeurs, qu'il s'agisse des paroles racoleuses et grivoises de ses camarades lors de la recrée, ou des discours vaguement initiateurs que lui avait assénés son père avec pour seule finalité de lui apprendre la vie. Des discours du genre : comment s'occuper d'une petite gourmande de son lycée en trois leçons : tu proposes, elle dispose et tu expérimentes la chose.

Ce genre de discours - et encore Dimitri avait dans l’idée qu’un discours est quelque chose de construit - qu'il n'a jamais cautionné était parfois repris d’une manière bien plus élégante par sa mère, quand il l'aidait dans la cuisine. Oui, son sexe bandait, certains soirs de solitude, avant qu'il ne s'endorme. Il restait alors immobile, scrutait le plafond, sans même oser toucher ce morceau de chair qu’il ne comprenait pas. Il ne ressentait aucune envie, n'avait aucun besoin à satisfaire, bien que sachant ce que ça lui ferait de toucher, voire de masturber, son membre en érection : ces sortes de taches sèches et blanchâtres qu'il trouvait le matin dans son caleçon, ou dans ses draps les rares fois où il dormait nu, excédé par la chaleur de l’été, suite à des rêves dont il ne se souvenait plus, et dont il devinait passablement le contenu.

« Tu n'as jamais fait l'amour? lui demanda Xavier.

-  Non, répondit-il du bout des lèvres.

- Et tu aimerais faire quoi?

- Euh je... je sais pas. Montre-moi...

- Tu veux que je te montre quoi?

-..... Tout..... »

PROCHAINEMENT SUR CE BLOG :

La couverture
Un extrait de la préquelle bonus : Le Malentendu

SORTIE DU LIVRE : 21 MARS 2007.

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05 mars 2007

Extrait de la version romancée : le prologue

Voici en exclusivité un premier extrait de la version Romancée de l'Histoire Gay, intitulée pour cette nouvelle version Les Garçons :

Prologue : le grand départ

Éclats de voix dans le café. Fin d'après-midi harassante et soleil de plomb. Ils se disputent, puis rient, puis se disputent de nouveau, perpétuellement. Un grand brun entre dans l’estaminet et leur adresse la parole. Il affiche un regard triste, désabusé. Sa seule présence suffit à calmer les deux tourtereaux mais sitôt leur ami reparti, après avoir bu un café crème, sitôt les disputes reviennent : Dimitri s'en va étudier dans une autre ville et Xavier, évidemment, ne supporte pas cette idée, persuadé du fondement de ce légendaire mais néanmoins trivial « loin des yeux, loin du cœur ». Si encore il partait dans une petite ville, ou mieux, un de ces « petits trous du cul paumés » comme il en existe tant, dans notre beau pays. Mais non, les études de Monsieur exigent une grande école, et les grandes écoles, curieusement, ne se trouvent pas au milieu des vaches. Cela se saurait. Sortis du café, ils s'en vont par la rue, puis disparaissent dans les lueurs chaudes de l'été finissant, afin de rejoindre l'appartement de Dimitri, dans lequel règne le silence implacable des cartons... Quand bien même ils ont préparé le rangement de l'appartement  tous les deux, remplissant avec soin et lenteur les cartons qu'ils avaient récupérés malicieusement dans les rues le soir ; quand bien même fumants et riants, serrés dans ce manque évident d'espace comme des sardines asphyxiées par une huile trop amère, ils savaient que le moment fatidique approchait, et évidemment, chacun leur tour, s'adonnaient à une petite déprime, des réprimandes à la va-vite, des caresses tristes et douloureuses qui leur tombaient le long du corps, comme de longues larmes humides.

Ainsi se termine donc l'été,  au rythme des siestes, vagabondages, disputes multiples, moments intimes, et courses pleines de rires dans les rues pavées. Arrive alors le jour du départ tant redouté par Xavier, et par Dimitri.  Un jour maussade et pluvieux, histoire de bien accentuer ce coté grave, presque définitif, du départ, comme s'il ne s'agissait pas d'un simple au revoir, mais d’un adieu long et funèbre. Une sorte de tiédeur mouillée sur les quais de gare, insupportable, les enveloppe et les protège de ce monde gris, alors que les gens vont et viennent simplement sur les quais, rejoignant ces êtres chers venus se joindre à eux, ou les déposant pour un long départ qui n’est pas sans tristesse.

« Les quais de gare, j'ai toujours détesté ça… »

Dimitri ne laisse pas le temps à Xavier de finir sa phrase qu'il l'embrasse, pour la première fois, dans un lieu public, cela malgré la foule, qui leur semble absente parce qu’en ce moment même, comme suspendu dans le temps, l’un pour l’autre n’existe que pour sa moitié, qui va lui être enlevée par la vie, rendue presque inaccessible. A cette pensée, Xavier ressent cette envie brusque et incontrôlée de pleurer. De chialer. Comme une petite fille à laquelle on a enlevé sa poupée préférée, comme une toute petite fille qui est tombée de la balançoire. Comme une « fiotte », comme disent certains. Ou tout simplement comme un homme qui en aime un autre. Alors, les yeux de Dimitri se mouillent également, à l'unisson. A peine se tiennent-ils les mains qu'une voix désagréable, robotique et formatée, annonce en grande pompe l’entrée en gare du train en direction de Paris. Tout va alors si vite, trop vite : Dimitri monte dans le train, Xavier lui tend son second sac... Dans l’urgence, ils ne savent plus quoi se dire. Ou mettre leurs mains. Ce qu'il faut faire. Ce qu'il ne faut pas faire. Les autres n'existent plus, et pourtant ils attendent de monter eux aussi dans ce train fantôme, de rouler comme l'éclair à travers cette pluie grise et fade. Le temps semble s'arrêter maintenant, lors d'un dernier regard. La pluie au dedans.

Avant que Dimitri ne soit happé par le train, voilé par les silhouettes des individus qui défilent devant ses yeux, Xavier lui promet de l'appeler chaque jour. Dimitri, lui, ne dit pas grand-chose : parler n'est pas son fort. Garçon silencieux, ce qu'il faut comprendre de lui se lit dans son visage, et dans ses yeux. La porte du train se referme dans un dernier sursaut. Le chef de gare annonce le départ du train. Il cherche des yeux Dimitri mais ne le voit pas : il sait qu’il est assis côté couloir, comme indiqué sur son billet. Une sorte de malédiction. Mais cela ne l'empêche pas de le chercher encore et toujours du regard, alors que la pluie tombe de plus en plus vite, s'écrase avec violence sur lui, voilant ce torrent de larmes qui s’écoule le long de ses joues. Le quai se vide lentement. Une à une, les portes du train se ferment et, tel un miracle, une résurrection, un visage apparaît derrière la petite vitre de la porte. Dimitri. Le visage blanc, avec une expression figée.

Le train démarre alors, et Xavier, n’arrivant plus à feindre le moindre sourire alors que le visage du garçon qu’il aime s’éloigne, se met à courir à en perdre haleine, en fixant du regard la main immobile de Dimitri, posée sur la vitre, les doigts écartés, comme pour le retenir. Puis vient un moment où Xavier, éreinté, ne peut plus poursuivre sa course effrénée : le train, monstre de fer ayant pris de l’élan, va trop vite et disparaît dans le décor, au loin du quai de la gare, qui a tôt fait de dévoiler ses limites, ne laissant place qu'à cet entrelacs de lianes rouillées menant nulle part.

Il ne sert plus à rien de rester ici à présent et c’est le cœur lourd que Xavier se résout à rentrer chez lui. Comme un spectre, les mouvements lents, il s'exécute, ne prend pas le bus, parce qu'en lui même à présent les bus n'existent plus, pas même les chauffeurs de taxis, qui le regardent à présent avec ce regard étrangement avide. Il les voit, mais il ne les regarde pas. Ils font partie de ce sinistre décor, mais ne sont pas plus humains que des statues. Il ne pense, évidemment, qu'à Dimitri. A chaque pas qu'il fait, il remonte dans le passé. La première fois qu'ils ont fait l'amour, leur premier baiser, leur rencontre... toutes ces choses plutôt romantiques, ces instants de bonheur à être deux, tout simplement, lovés dans les bras l’un de l’autre, loin des contraintes imposées par la vie, par les autres. Et les disputes, parfois - ah ces disputes dynamiques et sans fin, mais toujours suivies de réconciliations! Cette complicité qu’il n’a tout simplement jamais connue auparavant, avec un autre garçon.

PROCHAINEMENT SUR CE BLOG :

Un second extrait
La couverture
Un extrait de la préquelle bonus : Le Malentendu

SORTIE DU LIVRE : 21 MARS 2007.

Posté par Histoiregay à 03:16 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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